Le mois d'août pèse sur Sarti... 

C'est deux heure de l'après midi...

Le village est plongé dans la mort. 

Les rues sont désertes, les volets fermés, les chiens se sont volatilisés.

C'est l'heure de la sieste et personne ne s'aventure dehors.

La chaleur du soleil semble fendre la terre.

La pierre gémit de chaleur.

C'est l'heure où les lézards rêvent d'être poissons.

Dans le port tout est immobile. Pas un souffle de vent fait frémir les caïques.

La mer brillante de chaleur est là comme une flaque immobile qui ne sert qu'à réfléchir la puissance du soleil.

Les heures passent dans une fournaise qui abolit les couleurs.